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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 12 2007 16:20
 
 

Chroniques saturniennes, Chapitre XVI : L'académie de combats floraux
par Boulègue

*piloris, cartable, piédestal, bohémienne & civet*

     Dans le livre XVI des chroniques saturniennes, il est annoté au crayon graveur (le livre des annales est en quartz de fuxon), l'histoire de l'inauguration de la première académie de combats floraux bâtie sur ma planète. Toute la population d'Inousta était présente, plus quelques touristes de Brax et de Crouvagnion les selles, la planète égout, bref, il y avait du peuple, des tentactiles et des vivats.
Cette académie fut bâtie, pile au Ris (le lac de lave d'Inousta) à l'emplacement des anciens piloris érigés sur pilotis. Et l'on accostait sur des barcasses à thermo inducteur à valvule thioniques pour apercevoir, les gladiateurs fraîchement promus, les uns équipés d'hortensias, et les autres de fleurs de Naves à ailettes. Ces beaux gladiateurs devaient passer huit longs cycles à apprendre ou subir les enseignements théoriques de l'académie. Le candidat moyen doit rentrer dans le vestiaire vertical, s'y vêtir, et part équipé en cuisine apprendre la confection du civet de GNourrtz afin d'avoir l'estomac bien lesté avant chaque combat. Puis, il passe debout, toujours, car tables, il n'y a point, équipé de son cartable en gypse au salon plantoir où les fleurs d'attaques sont élevées. Il apprend à monter les fluxons dociles, qui les attendent dans les stalles, et au pied des stalles s'harnachent de la combinaison du gladiateur, le gilet de survie à réacteurs androgynes, créés par le fondateur de l'académie : SWURTZ Lizzer premier, dont la statue en chamallow trône sur un piédestal à l'entrée du bâtiment. Bref, après l'équipement, le dressage, la théorie, le salut aux maîtres, les gladiateurs apprennent le combat proprement dit. En quatorze cycles son éducation est faite, on l'amène devant le grand frizon qui lui demande :
« es-tu prêt à combattre pour l'honneur jusqu'à ce que ta fleur se casse ?
Le gladiateur répond :
- Mon combat sera beau et mienne sera la victoire ! »
Enfin, sous les vivats, les mêmes, il est accepté comme gladiateur de l'empereur, et sera avant son combat, qui le verra peut-être étouffé ou mordu par les fleurs de son adversaire, remercié, choyé, poli, léché par des bohémiennes, vestales achetées pour son plaisir jusqu'à sa mort.
Hélas, l'académie à fermé depuis, à cause d'une erreur de dosage d'engrais, les fleurs tueuses envahirent le bâtiment en dévorant tout sur leurs passages, mais les annales gardent toujours des traces de ses beaux jours de gloires futiles.
FIN

(21/10/07)

 

Par An-Drö & Oak - Publié dans : Veillée 68 (21/10/07)
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