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Encore secoué de mes aventures en Indochine, j'embarquai via les Indes pour l'Afrique, continent mystérieux, mais si plein de promesses pour les malfaiteurs, escrocs, flibustiers, mercenaires et trafiquants, professions auquelles j'excellais en tout déshonneur. J'arrivai après maintes péripéties à un village pygmées, dont les huttes, sortes d'igloos faits de bouses séchées, arrivaient à peine à la hauteur de mon menton... Aussitôt, le sorcier, homme médecine, docteur des savanes, podologue et gynécoloque de la brousse, sauta sur moi en me lançant tour à tour des pierres et des imprécations... Face à l'hommoncule, je restai coi et souriant et profitai d'un de ses sauts pour lui faucher la jambe en traître et le laisser s'affaler dans sa honte et la poussière. En furie, il se releva sous les rires, je le souffletai, et pour couper court à trop de gesticulations inutiles, m'empressai de lui loger une balle brûlante de 45 mm dans sa boîte cranienne. Grâce à un certain bon sens chez votre narrateur, je m'étais muni d'un dictionnaire traduisant le dialecte des farouches pygmées en bon anglais de sa majesté, aussi je leur fis un discours exaltant et superbe, pour les amener à me suivre à la conquète des villages voisins qui jusqu'alors tentaient leur convoitise. De villages brulés en troupeaux pillés, nous arrivions à la frontière des mondes civilisés, coupés par la ligne de chemin de fer Djakarta-Tombouctou. « Daktari !!!! » s'écrièrent -ils quand ils virent la locomotive à vapeur s'époumonnant vers nous en grimpant un raidillon. « Non », fis-je, « ce n'est pas un démon, mais son ventre est plein de trésors mes braves, et de blancs aussi riches que dédaigneux de votre race, nous allons l'attaquer, le vaincre et le piller ! »
Aussitôt, les fiers petits guerriers firent battre leurs tambours de guerre, et l'assaut nous ramena autant d'or que de gloire, les cadavres de ceux qui voulurent nous résister devinrent des trophées et une partie de cet or, me permit d'acheter des armes aux Hindous, vendues plus tard au triple de leur prix au souk de Tombouctou. Cette aventure, me laissa une fois de plus riche et vénéré en me donnant un nouveau surnom : le Lion.
FIN
(14/01/07)
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