Lundi 20 mars 2006
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La fin d'Hengel par Loki & Fimbrethil
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Par une nuit sans lune, perché sur sa branche d’arbre Hengel, l’homme sans visage surveillait le sentier. La caravane des hommes loups ne devait plus tarder. Soudain, dans les fourrés aux alentours surgit une ombre. Une forme se dessinait dans la nuit. Un homme en haillon apparut se tenant debout sur le chemin. Hengel l’observait quand soudain, l’homme se changea en loup, et bondit sur une taupe qui avait osé traverser le chemin. Notre héros observa la scène d’un air dubitatif et pensa qu’il était temps à présent de retrouver la montre du père Mouffetard. Il s’éclipsa donc et partit en direction des marais. C’est alors qu’il vit un arbre, d’un bois fort peu commun. Il s’approcha et distingua un trou dans l’écorce. Hengel pensa alors : « Il faut agir ! Et vite ! » Il retourna sur ses pas et quitta promptement sa cachette, sautant prestement sur le sol dans un bruit étouffé et se dirigea comme une ombre entre les arbres, dans un silence qui caractérise les gens de son peuple. Evitant le piège du vent qui aurait révélé son odeur, il se glissa derrière l’homme loup, saisit ses dagues et égorgea l’éclaireur sans que celui ne puisse réagir. Il traîna alors le corps dans les fourrés. Les autres arrivaient, et sur le chemin… Elle, toujours Elle ! ELLE avait survécu mais une lueur, CETTE LUEUR dans ses orbites ! Hengel déglutit, reprit son sang froid et d’un coup de latte nonchalant, il écrasa la taupe. Soudain, il eut l’Idée ! Il regarda le cadavre de l’animal puis le sol, le sol puis le cadavre, et il se mit à creuser, creuser, creuser… pour s’engouffrer enfin dans un tunnel. La visibilité dans celui-ci était faible, mais Hengel voyait dans la nuit comme en plein jour, comme tous ceux de son peuple. Des bruits derrière lui déchirèrent le silence. Il était traqué ! Il fallait faire au plus vite. Ne pas se perdre. S’ils le retrouvaient, c’est tout l’héritage de son père qui disparaîtrait avec lui. Il tourna à gauche, puis à droite, s’engouffra dans un petit corridor et atterrit dans une gigantesque caverne abritant un lac souterrain. Devant lui s’étendait l’onde, noire comme la nuit… Vite ! Pressons le pas et allons de l’avant ! Hélas, Hengel trébucha et tomba la tête la première dans un cours d’eau nauséabond. Le visage maculé d’une substance bourbeuse, il s’essuya péniblement les yeux et vit comme une ombre sur la mare… un reflet… Et une voix gutturale se fit entendre : le chef de la caravane se tenait juste derrière Hengel. Razorkhan ! Son ennemi juré ! Hengel se retourna, mais ne pu éviter le coup de griffe de l’homme loup. Il valdingua contre les murs de la caverne dans une gerbe de sang. Il se releva sonné, mais Razorkhan ne lui laissa aucun répit, l’abreuvant de coups. Le dernier fut fatal : Henger était mort. La morale de cette histoire, c’est qu’il faut prendre conscience que l’horlogerie du père Mouffetard est fermée à 16h30 précises, et qu’il faut donc penser à toujours regarder derrière soi, car dans le noir il y a toujours des monstres.
FIN
(23/02/06)
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Par An-Drö & Oak
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Publié dans : Cadavre Exquis
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