Lundi 20 mars 2006
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Le chaperon dans le rouge par An-Yes & Inox
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Il était une fois un chaperon rouge qui n'avait pas peur du loup... Armée de ses connaissances en karaté, elle partir voir sa grand mère qui habitait au fond d'une décharge municipale très mal famée. Quelle idée de génie pour une petite vieille toute tremblotante d'habiter l'équivalent forestier du Bronx... Bref. Dans le panier de la demoiselle, il y avait un buisson en fleur qui chantonnait pour lui tenir compagnie. Celui-ci entonnait un chant d'une voix claire comme l’eau, ce qui encouragea la petite demoiselle a ne pas s'arrêter à la vue d'une jolie rivière éclairée par une douce lumière d'un chaud soleil de printemps matinal, pour ne pas être en retard chez son amie qui avait préparé de la bonne bière pour se mettre la « murge » jusqu'au lever du jour suivant. Chaperon progressait à travers les tas d'ordures et les carcasses de voitures rouillées et tranchantes, tout en évitant les rats kamikazes qui lui sautaient sur le râble au passage, avides de chair fraîche et tendre. De temps à autre, elle croisait aussi des gangs de Loup-Bars, qui hurlaient en rejetant la tête en arrière et qui bavaient en reluquant la belle enfant. Mais elle savait leur fermer leurs grandes gueules pleines de crocs. Arrivée à proximité de la maison de mère grand, elle pousse donc la porte dans un état lamentable quand soudain le sol s'effondre et là elle va connaître la douleur cette petite, un loup, c'est rien. Dans les décombres de la maison elle entraperçoit a travers le nuage de poussière non retiré depuis les années les restes d'une espèce de momie desséchée... qui ressemble vaguement à mère grand.... Elle avait du rester là depuis un bail, terrorisée par l'idée de sortir dans ce monde des plus chaotiques.... « Sapristoche! La vieille est cannée! pleurniche Chaperon. Me suis tapée tout ce chemin pour rien! » Alors, de rage, elle ouvre sa musette pour y saisir une bouteille de bière histoire de noyer son chagrin dans l'alcool, mais sa main tomba en fait sur cet excellent pâté qui s'était dérobé de son petit panier, ce pâté que sa chère et tendre proche faisait avec amour en découpant les lutins qui venaient régulièrement squatter son chez-elle lorsqu'elle partait en famille en week-end a Twileck City. Ni une ni deux, l'émotion était a son comble, elle avala d'un trait le petit pâté si nouvellement apparu et là, elle se posa contre le mur et vit en face d'elle le portrait d'un homme, âgé, et le tableau lui même semblait ne pas avoir été peint la veille. En s'approchant, elle put lire en dessous du portrait : "Charles Perrault". Elle se frotta les yeux. Curieusement ce portrait lui était vaguement familier, sans qu'elle pu dire d'où lui venait le souvenir... C'était si perturbant, qu'elle ne pu s'empêcher de retrouver son appareil photo et le figea a travers le temps et l'espace. Le petit clic de l'appareil réveilla des sombres pensées depuis le centre la forêt malfaisante à la lisière de laquelle la maison de défunte mère-grand vivait. Ces pensées devinrent des esprits et se dirigèrent vers les ruines poussiéreuses de cette maison qui n'avait à leur goût que trop défié leur immortalité immorale....Elle laissa "l'objet" de côté et se dirigea vers la fenêtrecomme attirée par une force supérieure, la jeune demoiselle dont le désir grandissant n'égalait point sa curiosité, elle brandit son appareil photo pour immortaliser l’instant. Elle se dit qu'elle pourrait peut être tirer du blé de ce cliché en le revendant à un grand journal quotidien. En rentrant chez elle, elle se demanda si elle devait parler ou non à sa mère de l'état de Mère Grand. Et puis elle se dit que ça pourrait attendre quelques mois. Elle songea donc à pratiquer un rituel démoniaque pour invoquer une entité qu'elle pourrait soudoyer avec les baies de son buisson chanteur. La puissance en question devait être remarquable, suffisamment sournoise pour effrayer une poule et assez fort pour soulever une charrette de bois. Bref! Elle déposa ses bougies en pentacle (comme dans toutes les séries ou les nanas sont super bonnes avec des seins énormes et des petites tenues... sauf que là, c'est pas le cas)elle pensa a toutes sortes de divinité horrible, notre bien aimé Cthulhu, Bhââl, Cyric, Yaugzehbul, Malevonmais celle qui lui fit le plus grand frisson dans le dos, fut la vision de Mère Grand en momie desséchée qui prenait le thé avec Nicolas Svarowski. Elle resta longtemps hantée par cette vision dantesque et totalement dénuée de sens. Car Mère Grand ne portait pas de collier de perles. Moralité : de Mamie à Momie, il n'y a qu'un pas à franchir, une lettre à changer. Si vous le faites, attendez vous au pire. Car dans l'ombre de la gloire mesquine se cache toujours un poulet assassin.
FIN
(19/03/06)
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Par An-Drö & Oak
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Publié dans : Cadavre Exquis
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