Jeudi 2 mars 2006
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Ce Rémi de lutin par Cysleith & Fax
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Il était une fois, au fond d'une forêt, un petit lutin solitaire. La solitude lui pesait tant qu'il partit se chercher un ami. Il s'adressa tout d'abord à la vache Milka qui broutait non loin, mais elle se contenta de ruminer pour toute réponse. Soudainement, une voix dans sa tête lui chuchota: « Ernest! Tu dois sauver la France des Anglais ! » N'écoutant que son coeur (et son estomac), il commença d'abord par déjeuner. Une fois rassasié il suivit le conseil qu'on lui avait donné. Il grimpa sur un oiseau et suivit le bout de son nez. Après plusieurs jours de voyage, il se souvint de ce conseil et jugea opportun de s'en occuper dès lors. Cela ne lui réussit guère: La voix revint alors et lui conseilla de se reconvertir dans le noble métier d'aventurier. Enfourchant son destrier, coiffant son heaume et ne sachant pas où il allait, notre ami partit vers son point de départ, bien décidé à trouver un ami dans sa forêt natale. Une fois de retour, il s'adossa à un vieux champignon. Celui-ci répondit par un cri digne d'un Nazgûl en rut, ce qui, bien sûr, attira tous les Nazgûls qui volaient dans le coin. Sentant le danger venu du ciel, tous deux restèrent sur place en attendant que cela se passe.. mais le danger vint sous forme d'une grosse goutte d'eau, et, afin de ne pas mouiller ses chaussettes, le lutin grimpa sur le champignon. Outré de cette conduite, ce dernier lui dit qu'en plus, sa braguette était ouverte. Puis, rougissant jusqu'à la racine des cheveux, il courut se réfugier derrière un buisson où il en profita pour se confectionner une tenue de camouflage pour ne plus être dérangé par les lutins. Le lutin était triste.. si triste qu'il se précipita en direction de la falaise pour se jeter dans le vide, mais au moment où il s'élançait, il trébucha sur une fourmi géante. Fort mécontente, elle se retourna et lui mordit la cuisse. Pansant sa plaie, le lutin lui demanda pourquoi elle avait fait ça; et elle répondit qu'elle ne le savait pas elle même, mais que comme la nuit commençait à tomber, elle allait devoir partir. Soudainement, elle se souvint qu'elle avait oublié d'apporter une feuille de camouflage au champignon; et disparut avec ses feuilles. Le lutin, toujours seul, continua sa route jusqu'à une petite maison au milieu des bois. Il poussa la porte et vit un caniche à dents de sabre qui, jappant, lui sauta à la gorge pour le trucider, mais c'était compter sans le grand méchant loup qui lui sauva la vie ! Puis il lui demanda s'il était le petit chaperon rouge. Le lutin répondit que non. Alors le loup l'abandonna; et notre ami lutin se retrouva à nouveau seul, et se mit à pleurer.. Il pleura même si fort que l'écho de ses lamentations parvint aux oreilles de Gudule (Champignon) qui, toujours derrière son buisson, décida que ça commençait à bien faire, et partit museler ce lutin dépressif qui menaçait d'envahir la forêt de ses sanglots. Mais en chemin il croisa une bonne fée. Il était très vexé qu'elle l'ait reconnu malgré son camouflage. La bonne fée lui dit que sa braguette était toujours ouverte.. Gudule, pris de panique une fois de plus, complètement déboussolé, entreprit d'aller exterminer le petit lutin.. mais lorsqu'il vit le sang sur sa cuisse il ne put s'empêcher de le soigner. Le lutin avait trouvé un ami, il était heureux La morale de cette histoire est qu'il faut toujours soupçonner d'actes barbares les fourmis géantes, même si leur but est souvent, comme le découvrit Ernest (tué par une fiente de Nazgûl qui lui atterrit dans l'oeil 50 ans plus tard) de nuire à la santé de jeunes aventuriers en quête d'impossibles et utopiques rêves de bonbons au gingembre.
FIN
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Par An-Drö & Oak
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Publié dans : havre elfique
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