Jeudi 29 décembre 2005
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Conte licencieux par Lord Hermès Faxanadu
*monnaie, mélancolie, horloge, pirate & mouche*
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Seule dans sa chambre, Soeur Bénédicte réfléchissait. Une jeune pensionnaire de seize ans allait bientôt quitter le couvent pour se marier. C’était un fort beau mariage qui s'annonçait. La jeune Blandine, fille du marquis de Tournedieu allait épouser le prince de Freville, jeune cousin du Roy. Cependant, la réputation du prince était venue jusqu'aux oreilles de la religieuse.
Très jeune, il avait compris qu'il aurait tous les avantages de la royauté (l'argent) sans ses inconvénients (la politique). Il s'était dès lors promis une vie de débauche la plus totale. Ses extravagances gênaient la famille royale qui songeait à le marier, en espérant que l'hymen calme ses passions. Mais alors que se parents lui cherchaient une compagne, il vint les trouver et leur parla de la jeune Blandine. Il connaissait bien le marquis de Tournedieu, il était son ami, et désirait devenir son gendre. Les plus grand esprits n'ont jamais réussi a élucider ce mystère…Comment un homme aussi bon, juste et sain que le marquis pouvait avoir pour ami ce prince si licencieux ?! Ces esprits perdirent la raison lorsqu'ils surent que le marquis avait accepté de donner la main de sa fille au prince !
Bénédicte regardait l'horloge. Le temps pressait. Demain, Blandine serait femme ! La femme la plus malheureuse du monde certainement… Comment prévenir la jeune promise sans nuire à sa vertu, comment lui expliquer les horreurs qui l'attendent sans
brutaliser sa candeur ?! La nonne ne savait plus quoi faire. Finalement, il lui vint une idée. Elle trouva la servante la plus niaise du couvent, lui glissa quelques pièces de monnaie dans la main et la chargeât d'un message. Quelques minutes plus tard, la servante entra dans la chambre de Blandine et lui fit part de ce que la religieuse lui avait dicté. Pour son bien-être, la jeune pensionnaire devrait répéter ceci à son fiancé et ne pas se poser de questions :
"Monsieur mon époux, je connais vos habitudes et refuse tout net votre proposition! Je n'accepterai rien de plus de ce que mon père demandait à ma mère"
C'était un énorme coup de bluff mais s’il réussissait, il permettrait à Blandine de continuer une vie chaste…
Mais pour comprendre la suite de l'histoire, revenons sur la rencontre entre le marquis de Tournedieu et le prince de Fréville. Lors de son mariage, le marquis avait fait femme la Comtesse de Puyste mais l'ensemble des libertins conviés aux festivités en avait fait de même. Il prit goût à la luxure et organisait de somptueuses soirées privées. Lorsque sa femme mourut de mélancolie et de douleur en donnant naissance à Blandine, le marquis redoubla ses fréquentations de compagnons de débauche et c'est ainsi qu'il rencontra un plus grand pirate de pucelles que lui : le jeune Freville.
Le lendemain, au mariage, le prince à la vue de sa future femme était troublé : elle était si belle avec sa grosse mouche au coin de la lèvre. Il décida sur l'instant de renoncer à sa vie de débauche ! Une telle beauté ne pouvait être trompée et partagée ! Mais Blandine suivant à la lettre les conseils de Sœur Bénédicte susurra à l’oreille du prince ce que la religieuse lui avait dit de dire.
C'est ainsi que la princesse Blandine devint la plus noble et la plus triste catin du royaume.
FIN
NdA : *humeur sadique*
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Par Fax
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Publié dans : havre elfique
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